Dans les intérêts de la défense de son client, le cabinet Fidelio Avocats a adressé le présent communiqué à la presse le 25 février 2026 :

Le cabinet Fidelio Avocats défendait les intérêts d’un ancien ingénieur de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) devant la 10ème chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris en charge de juger les affaires militaires et les atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation.

À l’issue de l’audience correctionnelle du 15 janvier 2026, plusieurs organes de presse ont diffusé des informations comportant de nombreuses approximations, de nature à fausser la compréhension des faits reprochés au prévenu, allant jusqu’à affirmer qu’il était accusé d’avoir transmis des informations classifiées à des intérêts étrangers.

Or, cet ancien ingénieur n’a jamais été poursuivi pour avoir livré à une puissance étrangère des informations de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation.

De tels faits, qualifiés de crime par la loi pénale, l’auraient au contraire exposé à une mise en accusation devant la cour d’assises.

Or, il a en réalité été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour un délit d’une nature différente.

Surtout, par jugement prononcé le 23 février 2026, le prévenu été relaxé des faits d’accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données mis en œuvre par l’Etat, d’extraction frauduleuse dans un système de traitement automatisé de données mis en œuvre par l’Etat et du délit de collecte d’informations en vue de les livrer à une puissance étrangère.

En d’autres termes, le tribunal correctionnel de Paris a considéré que cet ancien ingénieur n’avait même pas envisagé de livrer les informations classifiées à une puissance étrangère.

Il a en revanche été déclaré coupable de faits de compromission du secret de la défense nationale pour avoir soustrait et reproduit, pour lui-même, ces fichiers classifiés.

Il est donc particulièrement regrettable qu’une partie de la presse ait persisté dans l’erreur, au premier rang de laquelle le service police-justice de BFM TV, en lien avec l’Agence France-Presse, qui publiait, le 23 février à 16h50, un article intitulé : « Un ex-ingénieur de la DGSE accusé d’avoir livré des informations secret défense à une puissance étrangère relaxé ».

Cette faute journalistique est d’autant plus condamnable que le jugement est intervenu à l’issue de longs débats d’audience et d’une analyse approfondie du dossier d’enquête établi par la DGSI, après saisine de la DGSE.

Il aurait été plus professionnel d’informer le public que le tribunal correctionnel ne s’est pas laissé impressionner par les réquisitions, pour le moins incantatoires, du ministère public, lesquelles ne permettaient pas – à l’instar du dossier pénal – d’entrer en voie de condamnation à l’encontre de cet ancien ingénieur pour nombre des infractions poursuivies.

Il est donc établi que cet ancien ingénieur de la DGSE n’a pas trahi la France.

Des poursuites seront engagées à l’encontre de toute personne, physique ou morale, qui reprendrait ou relaierait des imputations diffamatoires.

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